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Algues Janvier 2019

Article du Ouest-France :

Algoculture : « Moëlan ma commune j'y tiens » réagit :

 

Les projets de cultures marines portés par Bamejyot et Algolesko ont été validés par le tribunal administratif de Nantes. Le groupe « Moëlan Ma commune j'y tiens réagit. »

 

La validation par le tribunal administratif de Nantes, le 19 décembre, du projet de cultures marines fait réagir le groupe « Moëlan ma commune j'y tiens », dont une élue siège en conseil municipal.

« Rendre le plus difficile possible tout appel ou contestation futur dans le dossier des algues aurait-il été une motivation du tribunal de Nantes ? En effet, l'arrêté pris par ce tribunal, juste avant la période des fêtes, ne laisse que deux mois de recours. De plus, il asphyxie les plaignants en les condamnant à des dommages allant bien au-delà des capacités financières des associations. [...] Dans cette période de divorce entre les élites et le peuple, ne peut-on pas, avec cette affaire, ressentir le même malaise qui s'instille entre nos élites locales, représentées par préfets, magistrats et patrons, et tout le reste de la population ? »

Il ne s'agit pas seulement de la culture des algues, mais aussi de celle des coquillages, « avec les risques de contamination sur nos côtes. Et, surtout, cette opération constitue une privatisation d'une surface maritime extrêmement étendue, puisque portant sur 225 hectares ».

« Une consultation locale ? »

C'est un « commun », c'est-à-dire un espace appartenant à la communauté, « qui est ainsi accaparé par des intérêts privés, au détriment de la pêche côtière et de la navigation de plaisance. Et si dans cinq, dix ou quinze ans, les rochers de notre côte sont envahis par des huîtres creuses ou des algues non indigènes, ce ne sont pas les sociétés Algolesko et Bamejyot qui effectueront le nettoiement, rien n'est prévu à cet égard, mais c'est sûrement un oubli de nos magistrats et de notre administration ».

Aujourd'hui, il ne reste que la municipalité qui soit en capacité de faire appel de cet arrêté. « Au vu des enjeux environnementaux et économiques, c'est ce que nous lui demandons. Et, parce qu'il n'y a pas de frontières entre Moëlan et ses voisines Riec et Clohars quant aux conséquences, et parce que Quimperlé communauté est concernée dans la gestion du littoral, nous demandons à cette dernière de soutenir politiquement notre commune dans ce litige. »

Le groupe conclut par une dernière suggestion : « Pourquoi ne pas envisager une consultation locale ? Cela aurait le mérite de remettre un peu de démocratie à l'ordre du jour face à ce que l'on peut appeler la « pression » des lobbies. »

Publié le 11 janvier 2019 sur ouest-france.fr .

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